VRAIE ET FAUSSE RÉSILIENCE : COMMENT ÉVITER LE DÉNI ? (PART 2)
Pour illustrer ce qu'est la fausse résilience, nous allons prendre un exemple récent et un exemple parlant.
Un exemple qui illustrera des réactions de déni...
se traduisant par une tentative de façade de contrôle + par un blocage sur l'avant (voir définitions ci-dessus).
Une personne que nous connaissons part en vacances a` Dubaï fin février 2026 (ce qui n'était pas très prudent puisque cela faisait plus d'un mois déja` que les Etats-Unis massaient des troupes et des navires au large du détroit d'Ormuz).
Elle abreuve ses amis sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, etc...) de photos extraordinaires de Dubaï pendant 8 jours, se montrant dans les endroits les plus merveilleux et les plus chics de cette monarchie du Golfe.
Et puis, patatras, le 28 février la guerre éclate entre les USA et l'Iran. Missiles et drones s'abattent sur les pays du Golfe et, donc, sur Dubaï aussi.
On imagine l'effroi que ressent notre vacancière. D'ailleurs, elle poste une photo d'elle assise devant la fenêtre de sa chambre d'hôtel dans un building, visiblement déprimée. Déprimée car elle ne peut pas repartir de Dubaï. Il n'y a pas d'avions pour pouvoir repartir.
Elle qui voulait époustoufler tous ses amis et connaissances avec son merveilleux voyage a` Dubaï se retrouve coincée dans une chambre d'hôtel sous les drones et les missiles iraniens.
Puis, au bout de 6 jours de silence, cette personne annonce finalement qu'elle est revenue chez elle, qu'elle a pu trouver enfin un avion de disponible pour revenir. Tous ses amis et connaissances sont contents pour elle.
Pendant 3 semaines, elle disparaît alors totalement des réseaux sociaux : tout le monde pense que c'est bien normal, qu'elle a besoin de digérer le traumatisme qu'elle a vécu, qu'elle a besoin d'un peu de calme.
Et puis, soudain, elle revient sur les réseaux sociaux en plein déni : elle change ses photos de profil et met a` la place des photos d'elle en vacances a` Dubaï, des photos des endroits les plus "chics" de Dubaï.
Et ensuite, elle se met a` poster frénétiquement plein de photos inédites de ses vacances a` Dubaï. Comme si ses vacances continuaient. Comme s'il ne s'était rien passé.
Comme si elle n'acceptait pas que ses vacances fussent gâchées. Comme si elle n'acceptait pas qu'au lieu d'éblouir ses amis avec son voyage a` Dubaï, celui-ci avait été un naufrage, un ratage et un traumatisme.
On peut le constater, cette personne est en pleine fausse résilience, en plein déni et tente par tous les moyens a` sa disposition de sauver les apparences.
Mais, ce faisant, non seulement elle s'enfonce elle-même dans son traumatisme non digéré et ses vacances ratées a` Dubaï mais ses amis et proches sont majoritairement choqués par cet étalage de photos de vacances de Dubaï trois semaines seulement après un retour en catastrophe (les "like" sont très peu nombreux sous ses photos).
Pire : cet étalage de photos de vacances semble quelque peu obscène au regard de ce qu'il s'est réellement passé.
Nul besoin d'être un fin psychologue pour prédire que, lorsque la façade du déni va se lézarder puis s'écrouler, cette personne sombrera dans une profonde dépression.
Car si la résilience est souvent un processus long et difficile, jouer sur la provocation et l'histrionisme au lieu de se reconstruire promet des lendemains qui déchanteront sans aucun doute.
FIN.








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