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Affichage des articles du novembre, 2019

UNE TECHNIQUE DE MANIPULATION REDOUTABLE ET MÉCONNUE : LA PORTE AU NEZ !

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Parmi les techniques de manipulation, il en est une très efficace mais méconnue : la "porte au nez". Celle-ci consiste a` formuler tout d'abord une demande exagérée (voire inacceptable) puis a` effectuer ensuite une seconde demande plus modérée (acceptable). La seconde sera facilement acceptée. Bien entendu, la première demande était un leurre. Le but étant d'obtenir l'acceptation de la seconde demande (évidemment, si la première demande était acceptée, ce serait encore mieux !)  Cette technique est bizarrement peu utilisée dans la vie courante ni dans le monde du travail. Par contre, elle est fréquemment utilisée par les vendeurs. Exemples : - vous demandez un devis a` un professionnel. Celui-ci vous en fait un avec des prix inabordables et visiblement excessifs. Il vous propose alors un second devis nettement plus raisonnable que vous avez de grandes chances d'accepter. - un vendeur vous propose un produit hors de prix (vêtement, télévision écra

POLITIQUEMENT CORRECT ET FAUSSE COMMUNICATION : RÉAPPRENDRE A PARLER NORMALEMENT

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Avec la mode du "politiquement correct", on passe plus de temps a` dissimuler ce que l'on veut dire qu'a` le dire. Notre société a peur des mots. Notre société a peur des maux. Alors, elle les cache. Les chômeurs sont des demandeurs d'emploi, les handicapés des personnes a` mobilité réduite, les prisonniers des détenus et les femmes de ménage des techniciennes de surface.  Si cela valorise parfois les personnes ou les catégories de personnes qui bénéficient du "politiquement correct", cela édulcore totalement les discussions et les échanges communicationnels normaux. On ne dit plus ce que l'on pense réellement sur le moment. On l'édulcore afin de le rendre présentable. Sauf que non seulement la spontanéité des échanges disparaît mais des refoulements psychologiques naissent a` plus ou moins long terme. Car si l'on doit dire d'un "sacré connard" que c'est juste "un type peu intéressant", cela ne reflète

NE PAS PRENDRE DE DÉCISIONS EST PARFOIS PRÉFÉRABLE ! (seconde partie)

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Prendre des décisions qui ne nous concernent que superficiellement ou dans de mauvaises conditions est une mauvaise.... décision !  Mais il est d'autres situations, beaucoup plus fréquentes qu'on ne le pense, ou` l'on prend des décisions sur des sujets qui ne nous concernent pas du tout. Sur des sujets qui concernent autrui.  Cela commence généralement comme cela : "Qu'est-ce que tu en penses ? Qu'est-ce que tu ferais a` ma place ?" Le solliciteur peut être un membre de la famille, un ami, une connaissance, un collègue de travail. Il expose une problématique qui le concerne et vous demande votre avis sur un sujet qui ne vous concerne en aucune façon.  Et vous voila` embarqué dans une réflexion intense sur une problématique qui ne vous concerne en rien. Puis sollicité pour donner votre avis. Puis pour prendre une décision. A la place de votre solliciteur. Avec toutes les conséquences négatives que cela va entraîner (rarement des positives

NE PAS PRENDRE DE DÉCISIONS EST PARFOIS PRÉFÉRABLE !

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Il est de bon ton de vanter la prise de décision : ne rien faire c'est de la lâcheté, ne pas prendre de décisions c'est laisser les autres décider a` votre place. On dit d'ailleurs d'un bon manager que c'est un "décideur". Mais il est pourtant des (nombreuses) situations ou` il est préférable de ne pas prendre de décision, de ne rien décider du tout. Lesquelles ?  Par exemple, lorsqu'une forte émotion affecte les capacités de raisonnement et, donc, les capacités a` prendre une décision juste et sereine. Et ce genre de situation est beaucoup plus fréquente qu'on ne le pense : - démission sur un coup de tête. - mariage sur un coup de tête. - déménagement sur un coup de tête. - divorce ou séparation sur un coup de tête.  - achat d'une voiture ou d'une maison sur un coup de tête. Il eut été souvent préférable de ne pas prendre ce genre de décisions hâtives et impulsives.  Second exemple : lorsque la décision init

CONSTRUCTIVISME, ÉCOLE DE PALO ALTO ET SYSTÉMIQUE (PART 4)

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L'Ecole de Palo Alto et le constructivisme proposent de nombreuses techniques de changement, que ce soit pour les changements a` l'intérieur d'un système (famille, entreprise, couple), ce que l'on appelle les changements de type 1 ou les changements de systèmes, ce que l'on nomme les changements de type 2. A l'opposé de toute introspection sans fin et d'analyses psychologiques aux résultats souvent aléatoires, le constructivisme propose un axiome simple : "Si tu veux voir, apprends a` agir !" Et pour l'action proprement dite : "Agis de façon a` toujours augmenter le choix des possibles !" Parmi les nombreuses techniques de changements proposées, notons : - faire "moins de la même chose". - rendre explicite l'implicite. - créer des effets de surprise. - annoncer au lieu de cacher. - utiliser la résistance (prescription de symptôme). - pratiquer le recadrage. - créer des double

CONSTRUCTIVISME, ÉCOLE DE PALO ALTO ET SYSTÉMIQUE (PART 3)

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Chacun construit sa propre réalité avec ses propres perceptions, ses croyances, ses présupposés, ses limites. Cette réalité devient un système. Puis l'individu vit au milieu d'autres systèmes qui, eux aussi, croient en leur existence réelle.  Mais si un système ne nous convient pas et qu'il dépende de nous ou que nous l'ayons construit, nous pouvons le changer (ou en changer) puisque c'est NOTRE réalité et non pas LA réalité. Le constructivisme accorde donc une place importante au changement et aux techniques de changement.  A suivre...  

CONSTRUCTIVISME, ÉCOLE DE PALO ALTO ET SYSTÉMIQUE (PART 2)

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Ecole de Palo Alto, systémique puis constructivisme et nous avons ce que l'on a appelé la "nouvelle communication". Mais celle-ci a des débouchés autrement plus importants qu'un simple changement de paradigme. Des débouchés pratiques dans de nombreux domaines même si l'optique initiale de l'Ecole de Palo Alto était une optique thérapeutique. Car, rejoignant la physique quantique, le constructivisme n'est pas certain qu'il y ait une VRAIE réalité. Mais plutôt des constructions de réalité, des réalités aussi nombreuses qu'il y a d'observateurs pour les percevoir et pour y croire.   A suivre...